(pour situer le contexte de cet article : "À la question: «l'Église catholique n'est pas fondamentalement contre l'utilisation de préservatifs ?», le souverain pontife répond, selon la version originale allemande : «dans certains cas, quand l'intention est de réduire le risque de contamination, cela peut quand même être un premier pas pour ouvrir la voie à une sexualité plus humaine, vécue autrement».) Le préservatif, un pas sur le chemin d’humanisation de la sexualité, dans certaines circonstances ? Au plus haut niveau de l’Église, en 2005, le cardinal Lozano Barragan s’était déjà prononcé en faveur du préservatif pour éviter la transmission du virus du sida. Bien d’autres théologiens et évêques se sont aussi exprimés dans le même sens. Premier pas sur le chemin d’une humanisation de la sexualité La position de Benoît XVI n’est donc pas un feu vert donné à l’usage du préservatif. Mais en vertu de la loi de gradualité, il reconnaît que tout le monde n’est pas en mesure de vivre les exigences que rappelle l’Église catholique en matière de morale sexuelle. C’est pourquoi il peut estimer préférable de recourir au préservatif pour éviter à des personnes porteuses du virus du sida de le transmettre à leur partenaire. Un tel comportement n’est pas neutre d’un point de vue éthique. Il est déjà l’expression d’un respect reconnu à autrui. Et il peut être un premier pas sur le chemin d’une humanisation de la sexualité, c’est-à-dire d’une intégration toujours plus profonde des manières d’aimer et de faire l’expérience de la rencontre d’autrui, et pas seulement dans un registre sexuel.
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