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Retour à la page "L'homosexualité en questions"

ado.pleurant

Je suis homosexuel :

suis-je damné ?

J’ai attendu, attendu le SEIGNEUR :
il s’est penché vers moi,
il a entendu mon cri,
il m’a tiré du gouffre tumultueux (Ps 40, 2)



© Olivier Rémond 2012

1/Une première réaction :

Toute la Bible parle d'un Dieu d'Amour, qui ne cesse d'aimer l'homme, quoi qu'il fasse. Un Dieu qui est bon, qui comprend, qui a soif de nous avoir à ses côtés pour la Vie éternelle et qui attend seulement que nous le gardions présent dans notre vie.
C’est pourquoi, lorsque nous paraîtrons devant lui, la seule question qu’il nous posera sera : « As-tu aimé ? », et non « As-tu suivi le catéchisme ? » Certes, celui-ci est utile, puisqu’il nous offre un cadre pour guider notre vie avec ce que nous sommes, mais il ne détermine pas notre vie éternelle. En revanche, l’amour en est une condition essentielle. « C'est pourquoi, je te le dis, ses nombreux péchés sont pardonnés, parce qu’elle a beaucoup aimé. Mais celui à qui l'on pardonne peu aime peu. » (Luc, 7, 47)

2/Une précision nécessaire :

Il faut être précis dans les mots :

En tant qu’orientation sexuelle, l’homosexualité ne dépend pas de notre volonté, nous n'y sommes pour rien, c'est seulement un état, donc pas un péché. C'est pour cette raison que l'Eglise catholique peut dire dans son Catéchisme qu'elle accueille les personnes homosexuelles avec respect, compréhension et délicatesse. Donc insistons : être homosexuel n’a rien de condamnable aux yeux du Seigneur.

Un acte homosexuel, c'est différent : nous sommes libres de l’accomplir ou non, notre volonté est en jeu, donc il peut y avoir péché. Mais ce n’est pas si simple. Il y a beaucoup de conditions qui déterminent si un acte est coupable ou non.


3/Alors comment savoir si mon comportement homosexuel est coupable ou non ?


En général, pour qu’on puisse parler de faute grave, il faut plusieurs conditions, notamment celles-ci :

- qu'il s'agisse d'un acte effectivement grave, objectivement et non ce que j'imagine tel.
- avoir une intention mauvaise, autrement dit l'intention de mal agir et de pécher (c’est la différence, par exemple, entre blesser quelqu’un par mégarde ou avec la volonté de lui faire du mal). Cette intention mauvaise n’est pas si fréquente.
- avoir une pleine liberté de choix (exemple : si l’on force quelqu’un à tuer, il n’est pas libre, donc pas un assassin.)

Dans le cas particulier des actes homosexuels : nous n’avons pas choisi notre orientation sexuelle, or elle a une influence sur notre psychisme, et notre liberté peut en être amoindrie. Le Seigneur, en effet, n’en reste pas à la lettre de la Loi, il connaît tous les tenants et les aboutissants, ce qui nous détermine, ce qui nous a influencés, le poids des habitudes, nos possibilités et nos impossibilités à agir autrement, le temps qu’il nous faut pour évoluer, etc. Donc il prend en considération non pas un acte, mais notre cœur.

En fait, le péché ne se situe pas là. Il est plutôt dans la manière dont on agit et dont nous gérons notre sexualité en général, qu’elle soit homosexuelle ou hétérosexuelle.
Papillonner, faire n'importe quoi de son corps, traiter l'autre comme un objet, cela ne grandit pas. C'est plutôt de l'ordre du péché. D'ailleurs, on ne se sent pas très fier, en général... Mais ce n'est évidemment pas pour ça qu'on est damné !
Inversement, avoir une vraie vie d'amour dans laquelle on se donne à l'autre, on veut son bonheur, on pardonne, on est fidèle, voilà qui grandit l’homme. Ce n'est pas de l'ordre du péché, mais de la croissance, peu à peu, vers ce que nous demande le Seigneur.
Car évidemment, cela ne se fait pas en un jour, il faut du temps. Le Seigneur le sait très bien et il nous laisse le temps d’avancer.


4/ Une bonne nouvelle pour conclure:

Même lorsque notre comportement homosexuel est de l’ordre du péché, l’Evangile nous apprend une grande nouvelle : en mourant sur la croix pour nous, Jésus nous a tous sauvés, une fois pour toutes. Il l’a dit lui-même : “Je ne suis pas venu pour juger le monde, mais pour sauver le mondeˮ (Jn 12, 47).
Il nous en a aussitôt donné un exemple concret : Jésus mourant dit à un homme "Aujourd'hui même, tu seras avec moi au paradis". De qui s’agit-il ? D’un meurtrier, crucifié en même temps que Jésus ! Simplement, il s'est tourné vers le Seigneur, il lui a dit "souviens-toi de moi"... et cela a suffi pour le laver de tout péché, pour lui rendre l’innocence pour laquelle il a été créé. Jésus ne lui a rien demandé de plus. Il n’a pas été question d’enfer, mais seulement de paradis.
Donc en conclusion : non, vous n’êtes pas condamné, il vous suffit de vous tourner toujours avec confiance vers le Seigneur.


Si ton cœur te condamne, Dieu est plus grand que ton cœurˮ (1 Jn 3, 20).

 

 

Pour aller plus loin

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Des articles divers, entre autres

Quelle est la genèse de l'homosexualité ? D'où vient-elle ? Qu'est-ce qui fait que je suis homosexuel (Réflexions du P. Jean Grelon)

Les causes de l'homosexualité (Noël Simard)

La psychologie des homosexuels (Dr Bernard Auriol)

Des témoignages (les témoignages ne reflètent pas forcément la pensée de DUEC) :

Le témoignage de Jean-Marc : Homosexualité et changement

Une   émission de télévision

-->Dieu aime-t-il les homosexuels ? (LCP, émission "Tombé du ciel", avec Olivier Py, du 2 mai 2010)

Une bibliographie, notamment :

Approche Psychologique